Les premiers habitants
Pointe
Poterie
Histoire de la région de Cowansville
Loi


LES PREMIERS HABITANTS



L'histoire des êtres humains débuta il y a environ 3 millions d'années. Selon les archéologues, l'ancêtre qui nous ressemblait le plus aurait vu le jour il y a au moins 1,8 million d'années. Dans notre région, selon des recherches menées à Philipsburg, Farnham et Bedford, les premiers occupants du territoire sont arrivés il y a environ 8,000 à 10,000 ans. Ces recherches ont été effectuées entre 1990 et 1993 par Mr. Claude Chapdelaine, archéologue de l'Université de Montréal.

Il y a 10,000 ans, le paysage était très différent de celui d'aujourd'hui. Le sud du Québec était parsemé de plusieurs lacs dont l'eau provenait de la fonte des glaciers et la forêt adaptée à ce climat plus froid que celui que nous connaissons aujourd'hui, était composée de sapins. Il y a 3,000 ans, pour fabriquer les outils dont ils avaient besoin pour tuer et apprêter leur gibier, les habitants de la région ont importé des pots en argile et des pierres de la région des Grands Lacs.

La préhistoire du Québec, tout comme celle du nord-est de l'Amérique du Nord, se divise en trois grandes périodes: le Paléoindien, l'Archaïque et le Sylvicole. La période paléoindienne couvre quatre millénaires, entre 12000 et 8 000 ans avant aujourd'hui (C.E.). Il semblerait que les groupes de cette période n'ont pas foulé le sol de la région de Brome-Missisquoi. Ils ont cependant occupé des sites situés à proximité de la frontière du Québec. Il n'est donc pas impossible que des incursions aient eu lieu à cette époque lointaine. L'absence de ces chasseurs, qui taillaient des pointes à cannelures afin d'amincir la base et faciliter l'emmanchement, ne se limite pas à Brome-Missisquoi. Elle vaut aussi pour tout le Québec. Après l'an 10000 avant aujourd'hui, une nouvelle migration de groupes dont la culture est différente des premiers groupes paléoindiens va se produire dans la vallée du Saint-Laurent, mais curieusement la plupart des sites se trouvent à l'est de la ville de Québec. Des concentrations de sites ont été trouvées dans la région de Rimouski et sur la rive nord de la Gaspésie. *1

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POINTE DE FLÈCHE




Cette pointe de flèche et le morceau de poterie que l'on verra plus bas, proviennent de la région de Cowansville, Québec, Canada. Je l'ai trouvé  en faisant le terrassement de ma propriété à Dunham en 1982. J'avais fait livrer de la terre de finition et le camionneur m'a dit qu'il prenait la terre sur son terrain, près de la rivière Yamaska à Cowansville. La pointe est de type "SNOOK KILL" appartenant à la phase de transition entre la période ARCHAÏQUE et SYLVICOLE. Selon M. Françis Marcoux qui était archéologue spécialisé dans la préhistoire du nord-est américain en 1994, elle serait âgée d'environ 2000 ans. Depuis, de récentes études ont établies que cette pointe pourrait être âgée entre 3900 ou 3420 ans
C.E.., datant de la fin de la période ARCHAÏQUE. Réf.:
http://www.lithicsnet.com/snookkil.htm

La pointe de type SNOOK KILL est reliée à la phase Archaïque terminale Snook Kill qui est datée de 1800 à environ 1600 B.C.E. Des lectures au Carbone 14 obtenues sur le site Davidson, au sud de l'Ontatrio, ont données des dates de 1830 C.E. +/- 85 ans. Ce genre de pointe a été retrouvé dans tout le nord-est de l'Amérique du Nord jusque dans l'état de New-York plus au Sud. La phase SNOOK KILL précède l'utilisation de la technologie de la céramique.
(Réf.:
Stone Age Spear and Arrow Points of the Midcontinental and Eastern United States. A modern survey and reference. Par Noel D. Justice (
Sur le web)

C.E.: Signifie Common Era, Ère Commune. Compté à partir de l’année 1, date supposée de la naissance de Jésus.
B.C.E: Signifie Before Common Era, Avant l’Ère Commune.

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POTERIE



Les tessons de poterie, qui proviennent de la même région, sont d'origine européenne, de la période colonniale plus récente. On peut y remarquer des stries concentriques laissées par un tour de potier. Les amérindiens de l'époque utilisaient le colombin lors de la fabrication de la poterie.
(Cette information provient de M. Françis Marcoux qui est archéologue spécialisé dans la préhistoire du nord-est américain) Un grand merci pour son identification et ces informations!

Pour plus d'information sur les méthodes de fabrication au colombin,
voir:
http://ceramique.poterie.free.fr/modelage_colombin.htm

 

HISTOIRE DE LA RÉGION DE COWANSVILLE

La municipalité de Cowansville est située dans la partie nord-est du canton de Dunham. Celui-ci fut le premier de tous les cantons de l'Est officiellement concédé aux colons loyalistes et américains en 1796. À cette époque on retrouvait de larges forêts de pins et d'épinettes bordant le rivière Yamaska sur le futur site de Cowansville. Quelques amérindiens, probablement des Mohawks provenant de Caughnawaga y campaient. La rivière Yamaska tient son nom du lac dont elle est la décharge, maintenant appelé lac Brome. Yamaska signifiait en langue Abenakis: ''Eau parmis les roseaux''. *2

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LOI



Au Québec il est interdit de faire des fouilles archéologiques si vous n'avez pas les compétences requises, car une personne non-expérimentée pourrait détruire, bien sans le vouloir, des traces du passé qui pourraient contenir des détails très importants pour l'archéologie et l'histoire du Québec. Il est très difficile, voir impossible de dater une pièce une fois sortie de son contexte archéologique.

Comme indiqué plus haut, ''nul ne peut effectuer sur un immeuble lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des relevés aux fins de rechercher des biens ou des sites archéologiques sans avoir au préalable obtenu du ministre un permis de recherche archéologique.'' ''Ce n'est pas l'action qui importe mais l'intention. Si une personne se promène sur des terrains dans le but précis de trouver des objets ou des sites archéologiques, elle contrevient à la loi sur les biens culturels. Quiconque veut en faire doit détenir un permis de recherches archéologique du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.''
*3 Par contre, le permis de recherche n'est délivré qu'à des personnes qui ont l'expertise requise.

Selon l'article 40 de la loi sur les Biens Culturels, en cas de découverte d'objets archéologiques, toute découverte doit être rapportée le plus tôt possible au Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et le découvreur doit en aviser le ministre sans délai.

M. Frank Rochefort, archéologue au Ministère de la Culture est la personne responsable de recevoir et traiter les avis de découvertes archéologiques sur le territoire québécois pour le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.
Vous pouvez le contacter par courriel à cette adresse: M. Frank Rochefort

Les objets archéologiques qui sont découverts par un propriétaire ou lors de fouilles archéologiques demeurent la propriété du propriétaire du terrain où ils ont été trouvés. Les propriétaires privés sont invités à donner ou à prêter à long terme de les objets récoltés à un organisme privé ou public. Un musée est l’endroit idéal pour en assurer la conservation et promouvoir la science.

Au Canada, le commerce d’artéfacts est interdit. Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec s’occupe de la gestion des collections. En général, les artéfacts ont une valeur scientifique et historique, mais peu de valeur monétaire pour les professionnels de l’archéologie, et en particulier pour les membres de l’AAQ, l'Association des archéologues du Québec.
*4

Toute découverte, si minime soit-elle, pourrait menée à la localisation d'un site historique important et il est primordial d’aviser le Ministère de votre région de toute découverte.
 

Si vous connaissez des sites archéologiques non exploités, vous pouvez me contacter et je contacterai les personnes adéquates pour faire ce travail.


Denis@paleo.dbvision360.com


Ou encore contactez directement M. Frank Rochefort

Frank Rochefort, archéologue
Ministère de la Culture, des Communications et de la condition Féminine
Direction de la coordination des programmes
225, Grande-Allée Est, Bloc C, R-C.
Québec (Québec), G1R 5G5
tel :418-380-2304 #7038
frank.rochefort@mcccf.gouv.qc.ca


Site web du Ministère de la Culture,
des Communications et de la Condition féminine:
www.mcccf.gouv.qc.ca

Site web de l’Association des archéologues du Québec:
http://www.archeologie.qc.ca/index.php
 

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Ref.:
*1-Extrait du site Web: http://www.pikeriver.coolfreepages.com/archeo2.htm (qui n’est plus actif)
   Auteur : Claude Chapdelaire, Université de Montréal.
*2-Résumé d'un article paru dans le journal Le Guide le 28 mai 1985
*3-Communication avec M. Rochefort du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
*4- Tiré du site web:
http://www.archeologie.qc.ca/faq_fr.php?menu=4#31

 

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©2010 Denis Bombardier, Dunham, Québec, Canada.

 

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