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Archéologie

 

Les premiers habitants
Pointe
Poterie
Histoire de la région de Cowansville
Loi

LES PREMIERS HABITANTS

Coucher de soleilL'histoire des êtres humains débuta il y a environ 3 millions d'années. Selon les archéologues, l'ancêtre qui nous ressemblait le plus aurait vu le jour il y a au moins 1,8 millions d'années. Dans notre région, selon des recherches menées à Philipsburg, Farnham et Bedford, les premiers occupants du territoire sont arrivés il y a environ 8,000 à 10,000 ans avant aujourd'hui (C.E.). Ces recherches ont été effectuées entre 1990 et 1993 par Mr. Claude Chapdelaine, archéologue de l'Université de Montréal.


Selon M. Frank Rochefort, archéologue au Ministère de la Culture, au Québec les plus vieux vestiges datent d’environ 12000 ans... Ils ont été découvert sur le site Cliche-Rancourt au Lac aux Araignées à Mégantic en 2003 par un archéologue amateur. Selon un article de M. Éric Graillon du Musée de la Nature et des Sciences de Sherbrooke, ‘’Cette importante découverte n’aurait cependant pu se réaliser sans l’étroite collaboration d’un amateur d’archéologie de la région’’.
*A

 

Il y a 10,000 ans, le paysage était très différent de celui d'aujourd'hui. Le sud du Québec était parsemé de plusieurs lacs dont l'eau provenait de la fonte des glaciers et la forêt adaptée à ce climat plus froid que celui que nous connaissons aujourd'hui était composée de sapins. Il y a 3,000 ans, pour fabriquer les outils dont ils avaient besoin pour tuer et apprêter leur gibier, les habitants de la région ont importé des pots en argile et des pierres de la région des Grands Lacs.

La préhistoire du Québec, tout comme celle du nord-est de l'Amérique du Nord, se divise en trois grandes périodes: le Paléoindien, l'Archaïque et le Sylvicole. La période paléoindienne couvre quatre millénaires, entre 12000 et 8 000 ans avant aujourd'hui. Il semblerait que les groupes de cette période n'ont pas foulé le sol de la région de Brome-Missisquoi. Ils ont cependant occupé des sites situés à proximité de la frontière du Québec. Il n'est donc pas impossible que des incursions aient eu lieu à cette époque lointaine. L'absence de ces chasseurs, qui taillaient des pointes à cannelures afin d'amincir la base et faciliter l'emmanchement, ne se limite pas à Brome-Missisquoi. Elle vaut aussi pour tout le Québec. Après l'an 10000 avant aujourd'hui, une nouvelle migration de groupes dont la culture est différente des premiers groupes paléoindiens va se produire dans la vallée du Saint-Laurent, mais curieusement la plupart des sites se trouvent à l'est de la ville de Québec. Des concentrations de sites ont été trouvées dans la région de Rimouski et sur la rive nord de la Gaspésie. *1


POINTE DE FLÈCHE

Cette pointe de flèche et le morceau de poterie que l’on verra plus bas, proviennent de la région de Cowansville, Québec, Canada. Je l’ai trouvé  en faisant le terrassement de ma propriété à Dunham en 1982. J’avais fait livrer de la terre de finition et le camionneur m’a dit qu’il prenait la terre sur son terrain, près de la rivière Yamaska à Cowansville. La pointe est de type "SNOOK KILL" appartenant à la phase de transition entre la période ARCHAÏQUE et SYLVICOLE. Selon un archéologue du Québec spécialisé dans la préhistoire du nord-est américain en 1994, cette pointe serait âgée d’environ 2000 ans. Depuis, de récentes études ont établies que cette pointe pourrait être âgée entre 3900 ou 3420 ans C.E., datant de la fin de la période ARCHAÏQUE. Réf.

La pointe de type SNOOK KILL est reliée à la phase Archaïque terminale Snook Kill qui est datée de 1800 à environ 1600 B.C.E.. Des lectures au Carbone 14 obtenues sur le site Davidson, au sud de l’Ontatrio, ont données des dates de 1830 B.C.E. +/- 85 ans. Ce genre de pointe a été retrouvé dans tout le nord-est de l’Amérique du Nord jusque dans l’état de New-York plus au Sud. La phase SNOOK KILL précède l’utilisation de la technologie de la céramique.

Selon des recherches personnelles, cette pointe pourrait bien être de type SAVANNAH RIVER si je me fie aux représentations de la page 166 du livre mentionné plus bas, figure 35, je constate que celle-ci ressemble beaucoup à ma pointe de flèche. La pointe de type SAVANNAH RIVER est reliée à la phase Archaïque terminale SAVANNAH RIVER qui est datée de 3000 à environ 1000 B.C.E.. La date la plus reculée pour cette phase est de 3560 B.C.E. provenant d’une expertise du site Warren Wilson en Caroline du Nord. Ce genre de pointe est commune dans l’est Amérique du Nord. D’autres recherches seront effectuées pour déterminer le type et l’âge exact.


(RÉF.:Stone Age Spear and Arrow Points of the Midcontinental and Eastern United States. A modern survey and reference. Par Noel D. Justice (Sur le web))

C.E.: Signifie Common Era, Ère Commune. Compté à partir de l’année 1, date supposée de la naissance de Jésus.
B.C.E.: Signifie Before Common Era, Avant l’Ère Commune.

 

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POTERIE

Les tessons de poterie, qui proviennent de la même région, sont d'origine européenne, de la période colonniale plus récente. On peut y remarquer des stries concentriques laissées par un tour de potier. Les amérindiens de l'époque utilisaient le colombin lors de la fabrication de la poterie.
(Cette information provient de M. Françis Marcoux qui est archéologue spécialisé dans la préhistoire du nord-est américain) Un grand merci pour son identification et ces informations!

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Cliquer sur les images pour voir la pièce de poterie.
Pour plus d’information sur les méthodes de fabrication au colombin, voir: http://ceramique.poterie.free.fr/modelage_colombin.htm

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Histoire de la région de Cowansville

La municipalité de Cowansville est située dans la partie nord-est du canton de Dunham. Celui-ci fut le premier de tous les cantons de l'Est officiellement concédé aux colons loyalistes et américains en 1796. À cette époque on retrouvait de larges forêts de pins et d'épinettes bordant le rivière Yamaska sur le futur site de Cowansville. Quelques amérindiens, probablement des Mohawks provenant de Caughnawaga y campaient. La rivière Yamaska tient son nom du lac dont elle est la décharge, maintenant appelé lac Brome. Yamaska signifiait en langue Abenakis: ''Eau parmis les roseaux''. *2

Une pointe de flèche agée d’envrion 6000 ans a été trouvé sur la berge du réservoir Choinière, au Parc de la Yamaska, près de Granby. Lire le reportage sur le site web de Granby.enregion.ca.

 

 

LOI

Au Québec il est interdit de faire des fouilles archéologiques si vous n’avez pas les compétences requises, car une personne non-expérimentée pourrait détruire, bien sans le vouloir, des traces du passé qui pourraient contenir des détails très importants pour l'archéologie et l’histoire du Québec. Il est très difficile, voir impossible de dater une pièce une fois sortie de son contexte archéologique.

Comme indiqué plus haut, ‘’nul ne peut effectuer sur un immeuble lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles ou des relevés aux fins de rechercher des biens ou des sites archéologiques sans avoir au préalable obtenu du ministre un permis de recherche archéologique.’’ Selon les précisions de M. Frank Rochefort, archéologue au Ministère de la Culture,‘’ce n'est pas l'action qui importe mais l'intention. Si une personne se promène sur des terrains dans le but précis de trouver des objets ou des sites archéologiques, elle contrevient à la loi sur les biens culturels. Quiconque veut en faire doit détenir un permis de recherches archéologique du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine.’’*3 Par contre, le permis de recherche n’est délivré qu’à des personnes qui ont l’expertise requise, comme mentionné sur le site du Ministère ‘’toute recherche archéologique doit être effectuée par des personnes dont les méthodes, les ressources professionnelles et matérielles garantissent l'exécution complète et satisfaisante du projet’’. Mais il existe aussi des collaborations entre archéologues amateurs et professionnels qui mènent à des découvertes intéressantes et importantes.*A

Selon l’article 40 de la loi sur les Biens Culturels, en cas de découverte d'objets archéologiques, toute découverte doit être rapportée le plus tôt possible au Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et le découvreur doit en aviser le ministre sans délai.

M. Frank Rochefort, archéologue au Ministère de la Culture de la région de Québec et Anne-Marie Balac de la région de Montréal, sont ls personnes responsables de recevoir et traiter les avis de découvertes archéologiques sur le territoire québécois pour le Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, pour les régions indiquées plus bas. Contactez ces personnes pour toutes demandes de permis de recherches archéologiques.  R1

Pour la région de Québec, vous pouvez le contacter par courriel à cette adresse:

M. Frank Rochefort

Les objets archéologiques qui sont découverts par un propriétaire ou lors de fouilles archéologiques demeurent la propriété du propriétaire du terrain où ils ont été trouvés. Les propriétaires privés sont invités à donner ou à prêter à long terme de les objets récoltés à un organisme privé ou public. Un musée est l’endroit idéal pour en assurer la conservation et promouvoir la science.

Au Canada, le commerce d’artéfacts est interdit. Le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine du Québec s’occupe de la gestion des collections. En général, les artéfacts ont une valeur scientifique et historique, mais peu de valeur monétaire pour les professionnels de l’archéologie, et en particulier pour les membres de l’AAQ, l'Association des archéologues du Québec.*4

Toute découverte, si minime soit-elle, pourrait menée à la localisation d'un site historique important et il est primordial d’aviser le Ministère de votre région de toute découverte.
 

Si vous connaissez des sites archéologiques non exploités, vous pouvez me contacter et je contacterai les personnes adéquates pour faire ce travail.
Denis@paleo.dbvision360.com

Ou encore contactez directement

Ministère de la Culture, des Communications et de la condition Féminine
225, Grande-Allée Est, Bloc C, R-C.
Québec (Québec), G1R 5G5
tel :418-380-2304 #7038
frank.rochefort@mcccf.gouv.qc.ca

M. Frank Rochefort archéologue
Direction de la coordination des programmes pour les régions suivantes:

Bas-Saint-Laurent (01), Saguenay–Lac-Saint-Jean (02), Capitale-Nationale (03), Mauricie et du Centre-du-Québec (04 et 17), Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec (08 et 10), Direction de la Côte-Nord (09), Chaudière-Appalaches (12), Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (11), Montérégie (16)

Ministère de la Culture, des Communications et
de la Condition féminine
480, boul. Saint-Laurent
Montréal (Québec)  H2Y 3Y7
Téléphone : 514 864-8121,
poste 8600
Télécopieur : 514 864-2448
Anne-Marie.Balac@mcccf.gouv.qc.ca

Anne-Marie Balac
Direction de Montréal

Estrie (05), Montréal (06), Outaouais (07), Laval, Lanaudière, Laurentides (13, 14, 15)

Informations sur la demande de permis de recherche archéologique

Demande et règlements officiels


Lois et règlements s'appliquant au patrimoine et sur les biens culturels
 

Bien que la loi soit sévère et protège notre patrimoine,
il faut se rappeler qu’il arrive que des découvertes soit faites par des archéologues amateurs.


Site web du Ministère de la Culture,
des Communications et de la Condition féminine:

www.mcccf.gouv.qc.ca

Site web de l’Association des archéologues du Québec:
http://www.archeologie.qc.ca/index.php

Site web de Claude Chapdelaine,
directeur de l’école de fouille archéologique du département d’anthropologie de l’Université de Montréal:
http://www.mapageweb.umontreal.ca/chapdelc/

Un glossaire des termes archéologiques est disponible sur le site web du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine:
Patrimoine

Le premier endroit sur le territoire québécois à livrer des indices culturels associés
à la tradition Plano de la période du Paléoindien récent...,
du Ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
:
Recherche sur les occupations de la tradition Plano à La Martre, Gaspésie

Ref.:
*A-Extrait du document du déroulement du colloque 2009 de l’Association des  archéologues du Québec, section 4.1: La découverte d’un site paléoindien ancien en Estrie : l’aboutissement d’un demi-siècle de coopération entre archéologues amateurs et professionnels
http://www.archeologie.qc.ca/Colloque/Colloque-AAQ-2009.pdf

*1-Extrait du site Web: http://www.pikeriver.coolfreepages.com/archeo2.htm (qui n’est plus actif)
   Auteur : Claude Chapdelaire, Université de Montréal.
*2-Résumé d'un article paru dans le journal Le Guide le 28 mai 1985
*3-Communication avec M. Rochefort du Ministère de la Culture, des Communications et de la    Condition féminine
*4
- Tiré du site web: http://www.archeologie.qc.ca/faq_fr.php?menu=4#31
Réf.: http://www.lithicsnet.com/snookkil.htm

 

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©2010 Denis Bombardier, Québec, Canada.

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